Le Vif: Taxe Zucman: peut-on se réconcilier avec les superriches? Voici quelques pistes

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lundi, 13 octobre, 2025

Si vous n’avez pas entendu parler de la taxe Zucman, c’est que vous êtes reclus en très haute montagne. Cette proposition d’impôt de 2% sur les patrimoines français d’au moins 100 millions d’euros est, depuis plusieurs semaines, «le» sujet de la rentrée politique chez nos voisins. Et il est en train de contaminer les débats budgétaires en Belgique: le PTB en rajoute une couche avec sa taxe des millionnaires et Conner Rousseau, le président de Vooruit, a jeté dans l’arène son idée de taxe progressive des millionnaires –elle commencerait à 0,3% pour les fortunes de plus d’un million d’euros.

Denis-Emmanuel Philippe a été interviewé dans Le Vif dans le cadre d’un article intitulé:  Taxe Zucman: peut-on se réconcilier avec les superriches? Voici quelques pistes

«De toute manière, il paraît difficile de taxer davantage le travail et de presser encore plus la classe moyenne, reconnaît Denis-Emmanuel Philippe, fiscaliste et maître de conférences à l’ULiège. Demander à une caissière de supermarché de payer relativement plus d’impôt que celui qui possède 100 millions n’est pas normal. On ne peut pas balayer l’idée d’une taxe sur les millionnaires d’un simple revers de la main, même s’il faut reconnaître que les grandes fortunes chez nous sont déjà de plus en plus taxées que ce soit avec la nouvelle condition d’immobilisation financière qui touche surtout les holdings familiales, la taxe Caïman, les sociétés de management, ou bientôt les plus-values et les assurances-vie…»

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«En Belgique, il faudrait faire table rase et entreprendre une profonde réforme de la fiscalité en s’attaquant à tous les tabous fiscaux», considère pour sa part Me Philippe.

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«La plupart de mes clients fortunés me tiennent ce discours, confie Denis-Emmanuel Philippe. Ils seraient d’accord de contribuer davantage si on s’attaquait plus aux dépenses publiques et s’ils savaient exactement à quoi servent les impôts, comme cela se passe en Australie où les autorités communiquent aux contribuables, au dollars près, ce qui sera alloué à l’enseignement, la défense, la santé, etc., avant de leur envoyer une lettre de remerciement.»

Lire aussi l’ article dans Le Vif

 

 

 

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