Sur le plan physique, jouer une partie d’échecs classique contre un fort joueur s’apparente à un véritable marathon : l’affrontement dure souvent 4-5 heures. Selon mon expérience perso, il vaut mieux avoir eu 7-8 bonnes heures de sommeil la veille de la partie (alors que, pour une journée de travail ordinaire, 5-6 heures peuvent largement suffire).
Il y a un piège : après 4 heures de jeu, la condition physique fléchit, et le cerveau a tendance à commettre des erreurs de calcul. Les forts (jeunes 😀 ) joueurs ont l’art d’exploiter ce moment de faiblesse…
Assez élémentaire, non?
Nos politiciens n’échappent pas aux exigences de la biologie : ce ne sont pas des surhommes, ils ont besoin de sommeil. Les sessions ininterrompues de 24 heures/nuits blanches sont clairement à proscrire lorsque l’on est amené à débattre de finances publiques… Les regrettables incidents survenus lors du conclave budgétaire flamand (grave malaise cardiaque et épuisement,…) devraient servir de leçon…

Denis-Emmanuel Philippe
